[./temoignagespag.html]
[http://www.arthrogrypose.fr]
[http://arthrogrypose.forumactif.fr]
[mailto:cotsop@hotmail.fr]
SOPHIE "Je m'appelle Sophie, je suis née en 1979 et je suis handicapée par une arthrogrypose des membres inférieurs." Voici comment j'ai cru pendant longtemps devoir me présenter... Alors on oublie cette présentation et on reprend : Je m'appelle Sophie, je suis née en 1979, je suis psychologue de formation, je partage ma vie avec un homme formidable et je suis une femme à peu de choses près comme les autres, si ce n'est que j'ai une "force" supplémentaire : une envie intense de vivre heureuse qui me tire vers le haut et qui me vient de cet handicap justement... Mon existence a commencé difficilement en raison de cette arthrogrypose invalidante qui a fortement compliqué ma vie et celle de mes proches. Dès ma naissance, mes parents ont dû se battre pour trouver le Professeur en Médecine qui aurait le courage et les compétences de m'opérer afin de m'assurer un avenir meilleur. Ainsi, mes parents m'ont fait examiner par divers professionnels, jusqu'à trouver le Professeur Pous, cet éminent médecin qui n'a pas eu peur d'effectuer sur mon petit corps frêle de bébé les multiples opéations (genoux, pieds, chevilles...) qui ont concouru à me permettre de marcher, ce que d'autres médecins remettaient fortement en cause. Bien-sûr, après ces opérations tout n'était pas gagné, il a fallu porter des atelles, faire la rééducation... Mais le jeu en valait la chandelle, puisque j'ai marché au même âge qu'un tout autre enfant. C'est pourquoi, je profite de l'occasion qui m'est donnée ici pour rendre un très grand hommage au regretté Professeur Pous... Ensuite a commencé un autre combat, celui pour le droit à l'intégration sociale au même titre que toute autre personne. Ce combat là a été particulièrement douloureux à l'adolescence, parce que faire accepter le handicap à ses pairs ne se fait pas sans mal. Il s'agit de prouver sans arrêt que le handicap ne change rien en nous, qu'il n'affecte pas notre valeur d'être humain ; et ça, c'est difficile parce qu'à l'adolescence, les jeunes se cherchent et pour se trouver ont besoin de se comparer aux autres. Or, se comparer à une personne différente parce que handicapée, est très commode car nécessairement on aparaît comme supérieur. Mais il y a une chose à mettre en exergue pour dépasser ces difficultés : c'est de prendre conscience qu'il faut, avant de mener ces "batailles", commencer par intégrer l'idée que l'on est une personne handicapée, et qu'en ce sens, on est légèrement différent des autres. Une fois que l'on s'est approprié cette réalité, alors la vie nous apparaît comme plus simple. Au lieu de chercher à pouver que l'on est comme tout le monde, on vit pleinement ce que l'on a et ce que l'on est, et alors, toutes nos qualités sont révélées, à nous-même et surtout aux yeux des autres. La vie devient plus douce. Aujourd'hui, je me sens en harmonie avec moi-même et mes démarches quotidiennes me paraissent moins compliquées, j'assume enfin ma maladie et ses conséquences (fatigabilité, douleurs...) avec plus de sérénité. J'espère être parvenue à faire passer un message essentiel : certes le handicap est lourd de conséquences désagréables, mais il ne faut pas perdre de vue que ce même handicap constitue une force car il apprend la tolérance, le respect de l'autre, l'Amour avec un grand A... Je crois très sincèrement que l'invalidité concourt à savoir profiter de tous les moments de bonheur qui se présentent à nous, parce que notre attention est tournée vers eux. Ce témoignage se veut être un encouragement à toutes les personnes concernées par l'arthrogrypose, cette dernière ne pouvant empêcher l'épanouissement de l'individu. Enfin, je ne remercierai jamais assez mes proches pour l'amour inconditionnel qu'ils me portent ainsi que pour leur soutien. Sophie COT Région parisienne cotsop@hotmail.fr
[./arianepag.html]
Ariane, née en 1979
Suite :
[./aventurespag.html]
[./luan_accueilpag.html]
[./reseaupag.html]
[./25_homepag.html]
[Web Creator] [LMSOFT]